La peinture et la cuisine, apprises également
Elle est diplômée de l'art culinaire et ambassadrice de l'Université de l'art culinaire de Tanger, avec pour mission de représenter cette institution à l'international. Elle est aussi artiste peintre. Rien n'oblige à choisir entre les deux, et elle ne l'a pas fait.
Ce que le travail a fini par produire
Le Comité marocain des arts culinaires lui a remis à Paris le trophée de l'élite nationale, ainsi qu'un hommage officiel remis conjointement avec l'Université marocaine des arts culinaires. Une distinction qui vient saluer un parcours, pas une intention.
Sa peinture lui a valu un prix national décerné dans le cadre de la fédération artistique et sportive de la défense, une compétition où elle représentait l'École polytechnique. Elle indique que certaines de ses œuvres sont aujourd'hui conservées dans un musée militaire à Paris.
Si elle accepte que ces distinctions figurent ici, ce n'est pas pour la vitrine. C'est pour que d'autres femmes voient qu'un travail mené sans réseau ni raccourci finit par être reconnu.
Accompagner de l'idée à la création
Elle préside l'association SABERINES, qui organise des ateliers thématiques, parfois certifiants. Son objet est double : accompagner des femmes entrepreneures ou en passe de le devenir, depuis l'idée jusqu'à la création de leur activité, et valoriser les savoir-faire et les cultures du monde.
Ce second volet n'est pas décoratif. Il dit la manière dont elle conçoit l'accompagnement : une compétence se transmet avec le contexte culturel qui l'a produite, pas comme une technique hors sol.
Un métier qui ne porte pas de nom
Elle assure la mise en relation d'acteurs dans plusieurs secteurs, et exerce comme responsable des expositions et de l'entrepreneuriat international au sein de l'Observatoire international de la diplomatie et des territoires. Elle est par ailleurs déléguée aux relations extérieures et à la mobilisation de la diaspora marocaine pour le festival FIET, prévu en novembre.
Le reste, elle ne le mentionne presque jamais. Elle a pourtant été conseillère citoyenne pendant cinq ans, réserviste, cheffe d'entreprise et employeur, et a présidé un conseil syndical où elle a géré cent soixante logements pendant dix ans. Gérer cent soixante logements pendant dix ans, c'est un métier. Sur un curriculum, ça ne figure nulle part.
Le Maroc dans le milieu africain
Elle définit sa priorité sans détour : promouvoir la culture marocaine au sein du milieu africain, et créer des ponts entre les territoires, les talents et les opportunités. Le partage, la coopération et la persévérance sont, dit-elle, les clés de la réussite.
Chacune de ses fonctions consiste à relier ce qui ne se rencontrait pas : des femmes et des financements, une culture et un public, un territoire et un talent.